Fragment 34
De l'indifférence
La soif de partage face à l'indifférence et l'incommunicabilité de l'écriture.
J'écris guidée par une soif insatiable de l'autre. Par désir de sociabilité, amitiés profondes, échos humains. J'écris aussi parce que j'ai pu constater les barrières que la vie impose à cette soif immodérée.
Mais la soif de partage et d'échange est là, vive et vivante. J'écris pour ne jamais finir de partager et de voir se répercuter les échos humains.
Je ne peux pas demander aux autres de comprendre l'écrivain que je suis, même aux plus proches qui, me côtoyant au quotidien, me connaissent un peu plus.
J'ai compris finalement qu'il n'y a pas d'autre explication que le texte lui-même, ce texte qui ne peut justement être partagé que lorsqu'il est né et prêt à faire un bout de chemin avec ses lecteurs, seul.