Fragment 21
J'écris donc j'existe
L'écriture devenue état permanent, entre lassitude et élan de vie.
L'écriture est devenue un travail quotidien comportant ses phases de fulgurances fugaces et ses temps de travail lancinant. Il faut bien avouer que parfois l'enthousiasme n'est plus le moteur. J'écris parfois parce que je n'ai pas d'autres choix, parce que l'artisanat de l'écriture est devenu limpide.
Ce qui me fait courir en sortant du travail, pour écrire, c'est me semble-t-il ce qu'il faut désormais appeler « élan de vie » : me sentir exister. Il faudrait même dire : j'écris donc j'existe.